Bienvenue au pays de Mickey ou Plutot de Donald !

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Si on n’était toujours pas convaincu l’inutilité voir de la nocivité des élections en démocratie, avec l’élection de Donald Trump aux États Unis on est servis !

En effet, ceux qui critiquent la désignation des représentants par tirage au sort en invoquant le risque de désignation d’aventuriers incontrôlables vont maintenant se trouver un peu à court d’arguments…

Donald est élu à la tête du pays le plus puissant(militairement) du monde ! Celui-la même qui a raconté les choses les plus invraisemblables dans les primaires a été choisi par la majorité(?) des Américains !

Pourtant qu’a t-il de plus qu’un collectif de citoyens n’aurait pas ce Donald ?
Je rappelle que lorsque on parle de gouvernance désignée par tirage au sort, cela ne concerne pas un éventuel chef puisque « par définition » il n’y en a pas. Un gouvernement issu du tirage au sort fonctionne de façon collective et ce collectif est issu d’une désignation par tirage au sort comme dans les jurys d’assise. En Suisse par exemple, même si ce n’est pas le tirage au sort qui le désigne, c’est un collectif qui statue et dirige le pays. Le président élu pour 1 an n’a qu’un rôle de représentation. D’ailleurs il est quasiment inconnu…

> Un président élu est-il plus représentatif ?
Il faut espérer que non, sinon et si l’on en croit tout ce qui a été dit sur lui, ce grand pays démocratique est un endroit bien peu fréquentable…

> Un président élu est-il moins risqué pour l’avenir du pays ?
Évidement, il est un peu tôt pour tirer des conclusions au lendemain de son élection mais d’ores et déjà et si on s’en tient à ses promesses, on peut dire que l’avenir s’annonce très sombre pour la démocratie, la réduction des inégalités, la justice sociale voire les droits de l’homme…

> Un président élu est-il plus compétent pour gérer le pays ?
Sur ce plan les États-Unis nous ont déjà habitués à désigner des citoyens aux compétences pour le moins discutables. Tantôt un acteur de cinéma très moyen voire médiocre, tantôt un fils à papa ancien alcoolique, complètement halluciné par des croyance religieuse débiles et maintenant un business-man obnubilé par l’enrichissement personnel sans soucis du respect des lois…

Si le comportement et les propos de Donald ont séduit une grande partie de l’électorat américain, il y a fort à parier que cela se reproduise en France pour les élections présidentielles de 2017 et nous risquons d’avoir des grosses surprises ! Il faut noter que les électeurs ont choisi ce personnage malgré la diabolisation qui en a été faite par les médias de masse et les sondages qui le donnaient perdant.

Face à ce constat, quelles leçons à en tirer ?
1 – Les électeurs refusent les grands partis en place qui se passent le pouvoir au gré des échéances électorales.
2 – Les électeurs ne veulent pas de cette société mondialisée qui les met en danger et les exclu de plus en plus.
3 – Les électeurs sont prêts à voter pour celui ou celle qui ira à contre courant du système politique actuel même si celui-ci ou celle-ci tient des propos extrêmes.
4 – Les pauvres sont capables de voter pour un candidat qui se moque bien de leur sort.
5 – Les électeurs sont prêts pour un vrai changement de gouvernance !

Il me semble que ces conclusions peuvent s’appliquer en France car si j’en crois les propos tenus par bon nombre de mes relations, c’est également ce que ressentent une grande partie de nos concitoyens.

Alors avec l’élection (surprise ?) de l’ami de Mickey aux États-Unis, je crois qu’il est temps de réfléchir à notre futur bulletin de vote pour les présidentielles de 2017 et de se demander quel candidat suffisamment « visible » sera en mesure de réellement rompre avec les alternances molles qui se succèdent et qui ne changent pas notre quotidien, bien au contraire.
Aujourd’hui je ne connais qu’un seul candidat capable d’incarner réellement ce changement en introduisant le tirage au sort dans la vie politique, c’est Jean-Luc Mélenchon et son mouvement JLM2017. Espérons que d’autres suivent son exemple…

MP

Pour le rattachement de la France à la Wallonie

Ces temps-ci je suis pris d’une énorme flemme alors je me laisse aller au copier/coller. Je sais c’est pas très bien mais quand il s’agit d’un article de Fakir je n’hésite pas. D’ailleurs n’hésitez pas non plus à vous abonner à ce journal qui fait beaucoup de bien à l’esprit.

Voici l’article « Pour le rattachement de la France à la Wallonie« .

On a besoin de vous

Le journal fakir est un journal papier, en vente dans tous les bons kiosques près de chez vous. Il ne peut réaliser des reportages que parce qu’il est acheté ou parce qu’on y est abonné !

Le Parlement wallon, seul sur le continent, s’est opposé au CETA, le traité de libre-échange avec le Canada. Et du coup, on lit dans les journaux que « la Wallonie bloque l’Europe ».

Mais non, au contraire : c’est la Wallonie qui fait avancer l’Europe.
Qui la fait avancer sur le chemin de la démocratie.
Car qu’on sonde les peuples sur ce CETA, et sur tous les autres traités du même genre : de Varsovie jusqu’à Madrid, de Copenhague jusqu’à Athènes, on en fera du papier pour se torcher.

Côté français, on a trouvé la solution.
Exemplairement démocratique.
« C’est trop facile de suivre les opinions publiques », alerte Emmanuel Macron. Bien sûr, on ne va pas faire voter le peuple : trop risqué.
Mais on ne va pas non plus faire voter l’Assemblée… ou du moins, pas avant les élections ! On verra ça après, dans un an, alors que le CETA sera déjà entériné.

Aussi, la Commission européenne adresse-t-elle un « ultimatum » à la Wallonie, qui « bloque » et « prend en otage » ce traité de libre-échange.
Résistez, wallons !

En votre honneur, nous qui militons plutôt pour une GPS, Grande Picardie Socialiste, qui irait de Paris jusqu’à Bruxelles, eh bien, nous retournons notre veste. Nous acceptons votre suprématie. Nous réclamons le rattachement de la France à la Wallonie !

Voir en ligne : Signez la pétition !

Un salaire à vie !

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Un salaire à vie selon Bernard FRIOT (« L’enjeu du salaire » – Éditions La dispute)

Dans son livre, Bernard FRIOT fait une proposition décapante et révolutionnaire : donner un salaire à chacun dès sa majorité ! Ce salaire évoluera durant sa carrière en fonction de sa qualification.

Cette proposition mérite toute notre attention car tout comme le tirage au sort des représentants pour gouverner implique et change le rapport des citoyens vis à vis de la politique; le salaire à vie change le rapport des salariés vis à vis du travail, des employeurs et de la qualification professionnelle.

Cette proposition qui semble très novatrice de prime abord n’a en réalité rien de très nouveau puisque bon nombre de citoyens disposent à l’heure actuelle d’un salaire à vie. C’est le cas par exemple des fonctionnaires(enseignants, personnel hospitalier, militaires, …) mais aussi de tous les retraités et chacun d’entre nous sommes ou serons bénéficiaires à un moment donné du salaire à vie. Bernard FRIOT propose de le généraliser au maximum à l’ensemble des citoyens.

Le salaire à vie est une solution radicale et très efficace pour lutter contre le chômage qui gangrène nos sociétés depuis l’accélération du développement du capitalisme financier (également appelé libéralisme pour mieux nous faire avaler le concept !) dans les années 70.

Selon lui le constat est le suivant : « … Patronat et banquiers pratiquent le chantage à l’emploi et à la dette pour réduire les droits sociaux…« . L’arrêt de cette soumission est possible « … à condition d’attribuer à chacun, à sa majorité une qualification et donc un salaire… »

L’une des premières remarques qui nous vient à l’esprit et qui est très souvent faite est qu’un salaire à vie va forcément développer la fainéantise et brider l’intérêt des citoyens pour l’activité professionnelle (pour le travail).
Bernard FRIOT fait lui remarquer que « …Quant à ne plus rien faire si on a un salaire à vie, cette opinion appelle plusieurs remarques. D’abord, c’est une intention qu’on prête toujours aux autres: interrogés sur le fait de savoir s’ils continueront de travailler avec un salaire à vie, les sondés répondent qu’eux continueront, mais pas les autres. Ensuite, ceux qui ne font rien sont bien moins dangereux que tant qui font aujourd’hui. Mieux vaut ne rien faire que d’être une inspectrice d’académie appliquée à détricoter la fonction publique ou un ouvrier fabricant des semences stériles pour Monsanto... »

« … Entrer dans un collectif de travail, en sortir(y compris contre son gré), monter une entreprise et constituer un collectif de travail, entretenir un réseau de pairs, se former, changer de statut(de fonctionnaire à privé, de membre d’une entreprise à indépendant), changer de métier, passer des épreuves de qualification, assurer le respect de ses droits, tout cela, qui sera plus facile et donc beaucoup plus courant qu’aujourd’hui du fait de l’horizon long qu’apportera à chacun l’irrévocabilité de son salaire, supposera un accès effectif tant aux syndicat qu’aux professionnels de l’accompagnement, dont le rôle sera accru... »

Le système actuel, basé sur un « marché du travail » et donc un chômage permanent est-il nécessaire à l’activité économique d’une société, d’un pays ? Selon Bernard FRIOT, « …Non pas de le contenir, non pas de bouger le curseur de la répartition de la valeur ajoutée en faveur du salaire et au détriment du profit, mais de se passer des capitalistes, d’affecter toute la valeur ajoutée au salaire, y compris la part qui doit aller à l’investissement. Nous n’avons besoin pour travailler ni d’employeurs, ni d’actionnaires, ni de prêteurs, et nous le pouvons depuis soixante ans dans les pays capitalistes les plus avancés… »
Cela a le mérite d’être clair ! La réponse est : non !

Comment faire cette révolution ? Par quels mécanismes économiques est il possible de passer du système actuel à un système économique sans capitalisme ?
La proposition de Bernard FRIOT est simple, « … il faut étendre la cotisation en créant une cotisation économique pour un financement de l’investissement sans crédit et donc sans dette... ». Autrement dit, l’entreprise ne verse plus de salaire aux salariés mais cotise l’intégralité du salaire (au lieu des 40% actuels) dans une caisse qui alimente les versements des salaires.

Les entreprises n’étant plus dirigées par des obsédés du profit mais par des entrepreneurs, ces derniers tout comme tous leurs collaborateurs recevant leur salaire de l’état n’auront plus qu’à se soucier de leur « bien être » et à « bien faire ». L’entrepreneur sera même dans l’obligation de mettre en place dans l’entreprise un climat suffisamment séduisant pour que les « employés » veulent y rester pour parfaire leur qualification et donc l’évolution de leur salaire.

Les chantres du libéralisme veulent nous faire croire que les chefs d’entreprise et les citoyens dans leur ensemble ne sont motivés que par l’enrichissement personnel. C’est évidement faux et il suffit pour s’en convaincre de voir le nombre de personnes ayant une vie associative fournie(16 millions de bénévoles actifs en France !). Une association est un bon exemple de structure d’entreprise non basée sur la recherche de profit puisque le profit (le bénéfice) y est interdit. Seul le versement de salaires y est autorisé. Une association est une entreprises sans actionnaires et donc sans dividendes. Seul le salariat est possible (ce qui implique un n° SIREN/T); en France, 1 800 000 personnes sont salariées d’associations. A la dissolution, les bénéfices et biens reviennent à l’état.

Par ailleurs « Salaire » ne veut pas forcément dire enrichissement personnel. En effet, si l’on envisage de plafonner les salaires à 10 ou 20 fois le smic, avoir un « gros » salaire ne sera que la reconnaissance par la société d’une ou plusieurs compétences. Or c’est dans dans cette confusion, « salaire=enrichissement », que le libéralisme=capitalisme veut nous enfermer pour nous faire accepter sa religion basée sur le Dieu Marché auquel il faut tout sacrifier. De cette manière le gavage des hypers-riches peut continuer en toute impunité. Il faut bien reconnaître que leur technique fonctionne plutôt bien, malheureusement.

En conclusion, une vraie démocratie serait gouvernée par des citoyens tirés au sort œuvrant pour l’intérêt général et non l’intérêt de quelques particuliers et ces mêmes citoyens seraient individuellement libérés de leur soumission et de la peur du lendemain en recevant un salaire à vie.

Elle ne serait pas belle la vie comme çà ?

MP

Source des chiffres : Quelques repères sur les associations en France

De l’art de convaincre…

Analyse intéressante lue dans le site fakir

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Militant sans être chiant : sacré défi !
On fait ce qu’on peut, à Fakir.
Alors, quand le leader de Podemos vient secouer tout ça…

J’avais pondu un édito sur la décroissance et la CGT, la fécondation et la sortie de l’euro, le sectarisme et l’opportunisme, où je citais Pascal et Jaurès, et je terminais sur Pablo Iglesias, le leader de Podemos.
Les copains ont trouvé ça chiant.
Ils avaient pas tort, je crains.
Alors, je vais juste garder Pablo Iglesias, parce qu’il adresse à la gauche, par-delà les Pyrénées, une leçon de politique : comprendre notre peuple d’abord.
Et en plus, lui, au moins, il est pas chiant :

Je vais vous raconter une anecdote.
Lorsque le mouvement a commencé, le mouvement 15-M, à Puerta del Sol [connu en France comme les Indignés], certains étudiants de ma fac, la fac de sciences politiques, des étudiants avec une forte conscience politique – qui avaient lu Marx et Lénine – sont entrés pour la première fois en contact avec des gens normaux. Ils ont été déçus : « Ils ne comprennent rien ! Nous leur disons : ‘‘Vous êtes des travailleurs, même si vous ne le savez pas !’’ ». Les gens les regardaient comme s’ils venaient d’une autre planète. Et les étudiants rentraient chez eux, dépités, se disant : « Ils ne comprennent rien. »

Je leur répondrais :
« Ne voyez-vous pas que le problème, c’est vous ? Que la politique n’a rien à voir avec le fait d’avoir raison ? Vous pouvez avoir la meilleure analyse, comprendre les processus politiques depuis le XVIe siècle, savoir que le matérialisme historique est la clé de compréhension des mécanismes sociaux, et vous allez en faire quoi ? Aboyer sur les gens ? Leur hurler : ‘‘Vous faites partie de la classe ouvrière et vous ne vous en rendez même pas compte !’’ ?
L’ennemi ne réclame que ça, rire de vous. Vous pouvez porter un T-shirt avec faucille et marteau. Vous pouvez brandir un drapeau immense, immense, immense, et rentrer chez vous avec ce drapeau, tout ça pendant que l’ennemi se rit de vous. Parce que les gens, les travailleurs, ils préfèrent votre ennemi. Ils croient à ce qu’il dit. Ils le comprennent quand il parle. Vous, ils ne vous comprennent pas. Et peut-être que c’est vous qui avez raison ! Vous pourrez demander à vos enfants d’écrire sur votre tombe : ‘‘Il a toujours eu raison… mais personne ne l’a jamais su.’’ »

Croyez-vous, par exemple, que j’aie un problème idéologique avec une grève générale de 48 heures, ou même de 72 heures ? Pas le moins du monde ! Le problème, c’est qu’une grève n’a rien à voir avec combien vous ou moi la voulons. Cela a à voir avec la force de l’union, et vous comme moi y sommes insignifiants.
Vous et moi pouvons souhaiter que la Terre soit un paradis d’humanité, on peut souhaiter tout ce qu’on veut et l’inscrire sur des tee-shirts. Mais la politique est une question de force, pas de souhaits, ni de discussions en assemblées générales. Dans ce pays, il n’y a que deux syndicats capables d’organiser une grève générale, les CCOO et l’UGT. Est-ce que ça me plaît ? Non. Mais c’est la réalité, et organiser une grève générale, c’est dur.
J’ai tenu des piquets de grève devant des stations d’autobus à Madrid. Les gens qui passaient là-bas, à l’aube, vous savez où ils allaient ? Au boulot. C’était pas des jaunes, mais ils se seraient fait virer de leur emploi, parce que dans leur boîte il n’y a pas de syndicat pour les défendre. Parce que les travailleurs qui peuvent se défendre, ce sont ceux des chantiers navals, des mines, où il y a des syndicats puissants. Mais les jeunes qui travaillent dans des centres d’appels, ou comme livreurs de pizzas, ou les filles dans le commerce, ne peuvent pas se défendre.
S’ils se mettent en grève et qu’ils sont licenciés le jour suivant, il n’y aura personne, ni vous ni moi ne serons là, et aucun syndicat ne pourra garantir qu’ils pourront parler en tête à tête avec le patron et dire : ‘‘Vous feriez mieux de ne pas virer cet employé pour avoir exercé son droit de grève, parce que vous allez le payer.’’ Ce genre de choses n’existe pas, peu importe notre enthousiasme.

La politique n’est pas ce que vous et moi voudrions qu’elle soit. Elle est ce qu’elle est, et c’est terrible. Terrible. Et c’est pourquoi nous devons parler d’unité populaire, et faire preuve d’humilité. Plus d’une fois vous devrez parler avec des gens qui n’aiment pas votre langage, chez qui les concepts qu’on utilise ne résonnent pas.
César Rendueles, un mec très intelligent, dit que la plupart des gens sont contre le capitalisme, mais ne le savent pas. Que la plupart des gens défendent le féminisme mais sans avoir lu Judith Butler ou Simone de Beauvoir. Qu’il y a plus de potentiel de transformation sociale chez un père qui lave la vaisselle ou qui joue avec sa fille, ou un grand-père qui explique à ses petits-enfants qu’il faut partager leurs jouets, que dans tous les drapeaux rouges qu’on peut apporter dans une manifestation. Et si nous ne parvenons pas à comprendre que toutes ces choses peuvent servir de trait d’union, l’ennemi continuera à se moquer de nous.

C’est comme ça que l’ennemi nous veut, petits, parlant une langue que personne ne comprend, minoritaires, cachés derrière nos symboles habituels. Ça lui fait plaisir, à l’ennemi, parce qu’il sait qu’ainsi nous ne représentons aucun danger.
Nous pouvons avoir un discours très radical, dire que nous voulons faire une grève générale spontanée, parler de prendre les armes, brandir des symboles, trimbaler dans nos manifestations les portraits des grands révolutionnaires. Ça fait plaisir à l’ennemi ! Il se moque de nous !
Mais quand on commence à rassembler des centaines, des milliers de personnes, quand on commence à convaincre la majorité, même ceux qui ont voté pour l’ennemi avant, c’est là qu’il commence à avoir peur.
Et c’est ça qu’on appelle la politique.
C’est ça que nous devons apprendre.

Il y a avait un gars qui parlait de Soviets en 1905. Il y avait ce chauve, là. Un génie. Il a compris l’analyse concrète de la situation. En temps de guerre, en 1917, quand le régime en Russie s’effondrait, il a dit une chose très simple à tous les Russes, qu’ils soient soldats, paysans ou travailleurs. Il leur a dit : « Pain et paix ».
Et quand il a dit « Pain et paix », ce que tout le monde voulait, beaucoup de Russes qui ne savaient pas s’ils étaient de ‘‘gauche’’ ou de ‘‘droite’’, mais qui savaient qu’ils avaient faim, ont dit : ‘‘Le chauve a raison’’, et le type chauve a très bien fait. Il n’a pas parlé aux Russes de « matérialisme dialectique », il a parlé « de pain et de paix ». Et c’est une des principales leçons du XXe siècle.