Victoire sur Google !!!

Quelques semaines plus tard , victoire !

Il y a quelques mois je publiais dans ce blog un article prouvant que les moteurs de recherche sur internet sont utilisés également pour manipuler l’opinion à des fins politiques. Suite à cette parution (qu’il est nécessaire de lire avant d’aller plus loin dans cet article) et surtout à la publication de la vidéo (ici vers la 33 ème minute) sur le même sujet par Jean-Luc Mélenchon lui même Google a été obligé de faire marche arrière pour éviter de perdre la face.

Que voit-on maintenant sur Google lorsqu’on l’interroge sur Mélenchon ?

Surprise !!!

L’image a changé !

Maintenant c’est bien l’image originale de wikipédia qui est affichée et non une image dévalorisante comme par le passé. A l’évidence, la manipulation a ses limites et lorsque ce type de méthode est dénoncé, les propagandistes font marche arrière de peur d’être découverts et à leur tour montrés du doigt. Cet exemple ultra-simple, nous montre que malgré que nous puissions être facilement et subtilement influencés, nous pouvons (ce qui est très positif) agir pour contrer le pouvoir de manipulation de ces médias. Il faut pour cela continuer de cultiver notre esprit critique et ne pas hésiter à agir pour dénoncer ces méthodes. La preuve, çà marche !

MP

 

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Google: outils impartial ou outils de propagande ?

En période électorale et surtout aux 2èmes tours, les médias de masse et les hommes politiques qui sont favorables au maintien du système actuel nous présentent le FN (représenté par la famille Le PEN) comme un danger mortel pour notre démocratie. Ce bluff mis en avant pour nous aider à choisir est tellement bien fait qu’on se laisse avoir à tous les coups et nous donnons nos voix à contre-coeurrrr mais dans l’intérêt de l’humanitééé au représentant qui ne souhaitent rien changer… Bref on est biaisés 😉 !
Lors du 2ème tour des présidentielles françaises de 2017, j’expliquais dans un article de ce blog, pourquoi il ne fallait pas paniquer plus que ça à l’idée que le FN puisse arriver au pouvoir et je crois que ce que nous pouvons constater tous les jours sur nos ordinateurs confirme cette opinion, la preuve en image:

Copies d’écrans effectuées en utilisant différents moteurs de recherche (Google, Quant Yandex, Duckduckgo, …)

Macron vu par Google
Macron vu par Google

 

FILLON vu par Google
FILLON vu par Google

 

M. Le PEN vu par Google
M. Le PEN vu par Google

 

Melenchon vu par Google
JL MELENCHON vu par Google

 

On constate que la représentante du Front National tout comme les promoteurs du système dominant sont plutôt bien traités par le moteur de recherche. C’est assez flagrant, de leur coté, tout n’est que sourires… En revanche les représentants de la France Insoumise et principalement son leader JL. Melenchon sont quasi systématiquement montrés sous un jour peu flatteur sur Google notamment.

Comment expliquer cette différence de traitement et pourquoi ?

Comment fonctionne un moteur de recherche :
Phase 1 : Crowling.
Un robot (en fait plusieurs) parcourent en permanence le web pour collecter les premières pages des sites visitées.
Phase 2 : Stockage et Indexation.
Tout comme des abeilles, ces robots butineurs reviennent chez Google la besace chargée de leur collecte et stockent TOUT dans l’entrepôt informatique de Google par exemple. Ensuite se produit l’indexation, c’est à dire pour faire simple, le tri et « l’accrochage » des données pour qu’elles puissent être consultées.
Phase 3 : La Recherche.
C’est là qu’intervient toute la puissance du moteur de recherche que nous lançons pour rechercher un mot, une image, une phrase, … Un algorithme puissant est activé pour rechercher dans l’immense base indexée les sites qui correspondent le mieux à la requête. Tout « l’art » et la plus-value du moteur de recherche est concentré dans « le mieux ». Derrière ce terme se cachent des algorithmes ultra complexes qui sont amenés à faire non seulement des analyse mais aussi …des choix. Ces choix peuvent être basés par exemple sur le la somme payée à Google ou à Quant pour que son site soit affiché avant les autres. Ils peuvent être basés également sur des décisions politico/économiques (protection de données personnelles, données sensibles, terrorisme, …) de la Sté propriétaire du moteur de recherche en accord avec la sphère politique dominante.

Alors, qui biaise les résultats à l’affichage ?

Est-ce que ce sont les médias les plus en vue scrutés par les robots ou est-ce le moteur de recherche, par le biais de ses algorithmes et de son paramétrage « affectif » ?

Première hypothèse : les sites les plus en vue affichent les images en fonction de leurs affinités politico/économiques et le moteur de recherche ne fait que se contenter d’afficher « mécaniquement » les informations des sites ayant le plus de succès. Si tel était le cas, nous devrions avoir un résultat quasi identique sur chaque moteur de recherche, hors ce n’est pas le cas. Effectuez vous même les recherches sur : Yandex, Quant, Duckduckgo, Bing, … et vous verrez qu’il y a bien autre chose qui intervient pour « filtrer » l’information.

Deuxième hypothèse : Le moteur de recherche filtre et affiche les informations en fonction de ses propres choix politico/économiques.
Cette hypothèse est la plus vraisemblable car si le moteur de recherche s’intéressait uniquement au taux d’audience des sites, il y a fort à parier que des images positives provenant des sites (blogs, chaînes web, …) seraient affichées en priorité puisque par exemple la chaîne web de JL Mélenchon est et de loin la plus suivie parmi celles des hommes politiques et il y a matière à trouver des images de toutes sortes.
C’est donc la deuxième hypothèse qui doit être retenue : Google France (mais pas que…) fait un tri subjectif dans les informations à afficher en fonction de ses intérêts et de ceux de sa classe.

Force est de constater que Jean-Luc Mélenchon représentant la France Insoumise fait partie des personnes politiques gênantes aux yeux des dominants… Pour preuve, dans la copie écran le concernant, Google nous trompe en affichant dans un encadré un contenu qui semble provenir de Wikipédia (neutre en principe…) mais en réalité, le moteur a remplacé l’image de wikipédia jugée sûrement trop flatteuse par une image où il fait la moue. Pourquoi ce changement si ce n’est pour lui fabriquer une image négative ? Je vous laisse juge…

Alors si nous trouvons que le système politico/économique ne nous convient pas et qu’il faut le changer, adressons nos votes aux représentants de la France Insoumise. Les puissants ont fait l’analyse pour nous, ils ont réalisé que le changement en leur défaveur viendra principalement de cette force politique et non du FN.

MP

>>>> Actualisation de l’article suite à cette parution et surtout à la publication de la vidéo (ici vers la 33 ème minute)sur le même sujet par Jean-Luc Mélenchon lui même…<<<<

Quelques semaines plus tard , victoire ! 

Que voit-on sur Google lorsqu’on l’interroge sur Mélenchon ?

Surprise !!!

L’image a changé !

Maintenant c’est bien l’image originale de wikipédia qui est affichée et non une image dévalorisante comme par le passé. A l’évidence, la manipulation a ses limites et lorsque ce type de méthode est dénoncé, les propagandistes font marche arrière de peur d’être découverts et à leur tour montrés du doigt. Cet exemple ultra-simple, nous montre que malgré que l’on puissions être facilement et subtilement influencés, nous pouvons (ce qui est très positif) agir pour contrer le pouvoir de manipulation de ces médias. Il faut pour cela continuer de cultiver notre esprit critique et ne pas hésiter à agir pour dénoncer ces méthodes. Çà marche !

MP

 

Les médias de masse ou la voix de son maître…

Voici une cartographie des propriétaires des principaux médias Français ; ces médias qui font l’opinion quoi qu’on en dise… Sachant qu’aucun média ne permet de gagner de l’argent (ils sont quasiment tous déficitaires), on peut se poser la question : pourquoi les principales fortunes cherchent à posséder ces médias de masse ? Par simple philanthropie ? On a le droit d’en douter…

Mensonges et renoncements

propagandejpfe13-6d7b5La propagande totalitaire n’a pas besoin de convaincre pour réussir et même que ce n’est pas là son but. Le but de la propagande est de produire le découragement des esprits, de persuader chacun de son impuissance à rétablir la vérité autour de soi et de l’inutilité de toute tentative de s’opposer à la diffusion du mensonge. Le but de la propagande est d’obtenir des individus qu’ils renoncent à la contredire, qu’ils n’y songent même plus. Cet intéressant résultat, l’abasourdissement médiatique l’obtient très naturellement par le moyen de ses mensonges incohérents, péremptoires et changeants, de ses révélations fracassantes et sans suite, de sa confusion bruyante de tous les instants.

George Orwell  1903 – 1950

De l’art de convaincre…

Analyse intéressante lue dans le site fakir

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Militant sans être chiant : sacré défi !
On fait ce qu’on peut, à Fakir.
Alors, quand le leader de Podemos vient secouer tout ça…

J’avais pondu un édito sur la décroissance et la CGT, la fécondation et la sortie de l’euro, le sectarisme et l’opportunisme, où je citais Pascal et Jaurès, et je terminais sur Pablo Iglesias, le leader de Podemos.
Les copains ont trouvé ça chiant.
Ils avaient pas tort, je crains.
Alors, je vais juste garder Pablo Iglesias, parce qu’il adresse à la gauche, par-delà les Pyrénées, une leçon de politique : comprendre notre peuple d’abord.
Et en plus, lui, au moins, il est pas chiant :

Je vais vous raconter une anecdote.
Lorsque le mouvement a commencé, le mouvement 15-M, à Puerta del Sol [connu en France comme les Indignés], certains étudiants de ma fac, la fac de sciences politiques, des étudiants avec une forte conscience politique – qui avaient lu Marx et Lénine – sont entrés pour la première fois en contact avec des gens normaux. Ils ont été déçus : « Ils ne comprennent rien ! Nous leur disons : ‘‘Vous êtes des travailleurs, même si vous ne le savez pas !’’ ». Les gens les regardaient comme s’ils venaient d’une autre planète. Et les étudiants rentraient chez eux, dépités, se disant : « Ils ne comprennent rien. »

Je leur répondrais :
« Ne voyez-vous pas que le problème, c’est vous ? Que la politique n’a rien à voir avec le fait d’avoir raison ? Vous pouvez avoir la meilleure analyse, comprendre les processus politiques depuis le XVIe siècle, savoir que le matérialisme historique est la clé de compréhension des mécanismes sociaux, et vous allez en faire quoi ? Aboyer sur les gens ? Leur hurler : ‘‘Vous faites partie de la classe ouvrière et vous ne vous en rendez même pas compte !’’ ?
L’ennemi ne réclame que ça, rire de vous. Vous pouvez porter un T-shirt avec faucille et marteau. Vous pouvez brandir un drapeau immense, immense, immense, et rentrer chez vous avec ce drapeau, tout ça pendant que l’ennemi se rit de vous. Parce que les gens, les travailleurs, ils préfèrent votre ennemi. Ils croient à ce qu’il dit. Ils le comprennent quand il parle. Vous, ils ne vous comprennent pas. Et peut-être que c’est vous qui avez raison ! Vous pourrez demander à vos enfants d’écrire sur votre tombe : ‘‘Il a toujours eu raison… mais personne ne l’a jamais su.’’ »

Croyez-vous, par exemple, que j’aie un problème idéologique avec une grève générale de 48 heures, ou même de 72 heures ? Pas le moins du monde ! Le problème, c’est qu’une grève n’a rien à voir avec combien vous ou moi la voulons. Cela a à voir avec la force de l’union, et vous comme moi y sommes insignifiants.
Vous et moi pouvons souhaiter que la Terre soit un paradis d’humanité, on peut souhaiter tout ce qu’on veut et l’inscrire sur des tee-shirts. Mais la politique est une question de force, pas de souhaits, ni de discussions en assemblées générales. Dans ce pays, il n’y a que deux syndicats capables d’organiser une grève générale, les CCOO et l’UGT. Est-ce que ça me plaît ? Non. Mais c’est la réalité, et organiser une grève générale, c’est dur.
J’ai tenu des piquets de grève devant des stations d’autobus à Madrid. Les gens qui passaient là-bas, à l’aube, vous savez où ils allaient ? Au boulot. C’était pas des jaunes, mais ils se seraient fait virer de leur emploi, parce que dans leur boîte il n’y a pas de syndicat pour les défendre. Parce que les travailleurs qui peuvent se défendre, ce sont ceux des chantiers navals, des mines, où il y a des syndicats puissants. Mais les jeunes qui travaillent dans des centres d’appels, ou comme livreurs de pizzas, ou les filles dans le commerce, ne peuvent pas se défendre.
S’ils se mettent en grève et qu’ils sont licenciés le jour suivant, il n’y aura personne, ni vous ni moi ne serons là, et aucun syndicat ne pourra garantir qu’ils pourront parler en tête à tête avec le patron et dire : ‘‘Vous feriez mieux de ne pas virer cet employé pour avoir exercé son droit de grève, parce que vous allez le payer.’’ Ce genre de choses n’existe pas, peu importe notre enthousiasme.

La politique n’est pas ce que vous et moi voudrions qu’elle soit. Elle est ce qu’elle est, et c’est terrible. Terrible. Et c’est pourquoi nous devons parler d’unité populaire, et faire preuve d’humilité. Plus d’une fois vous devrez parler avec des gens qui n’aiment pas votre langage, chez qui les concepts qu’on utilise ne résonnent pas.
César Rendueles, un mec très intelligent, dit que la plupart des gens sont contre le capitalisme, mais ne le savent pas. Que la plupart des gens défendent le féminisme mais sans avoir lu Judith Butler ou Simone de Beauvoir. Qu’il y a plus de potentiel de transformation sociale chez un père qui lave la vaisselle ou qui joue avec sa fille, ou un grand-père qui explique à ses petits-enfants qu’il faut partager leurs jouets, que dans tous les drapeaux rouges qu’on peut apporter dans une manifestation. Et si nous ne parvenons pas à comprendre que toutes ces choses peuvent servir de trait d’union, l’ennemi continuera à se moquer de nous.

C’est comme ça que l’ennemi nous veut, petits, parlant une langue que personne ne comprend, minoritaires, cachés derrière nos symboles habituels. Ça lui fait plaisir, à l’ennemi, parce qu’il sait qu’ainsi nous ne représentons aucun danger.
Nous pouvons avoir un discours très radical, dire que nous voulons faire une grève générale spontanée, parler de prendre les armes, brandir des symboles, trimbaler dans nos manifestations les portraits des grands révolutionnaires. Ça fait plaisir à l’ennemi ! Il se moque de nous !
Mais quand on commence à rassembler des centaines, des milliers de personnes, quand on commence à convaincre la majorité, même ceux qui ont voté pour l’ennemi avant, c’est là qu’il commence à avoir peur.
Et c’est ça qu’on appelle la politique.
C’est ça que nous devons apprendre.

Il y a avait un gars qui parlait de Soviets en 1905. Il y avait ce chauve, là. Un génie. Il a compris l’analyse concrète de la situation. En temps de guerre, en 1917, quand le régime en Russie s’effondrait, il a dit une chose très simple à tous les Russes, qu’ils soient soldats, paysans ou travailleurs. Il leur a dit : « Pain et paix ».
Et quand il a dit « Pain et paix », ce que tout le monde voulait, beaucoup de Russes qui ne savaient pas s’ils étaient de ‘‘gauche’’ ou de ‘‘droite’’, mais qui savaient qu’ils avaient faim, ont dit : ‘‘Le chauve a raison’’, et le type chauve a très bien fait. Il n’a pas parlé aux Russes de « matérialisme dialectique », il a parlé « de pain et de paix ». Et c’est une des principales leçons du XXe siècle.

Qui a mal à la dette ?

On nous raconte (les médias et nos gouvernants) que depuis de nombreuses années nous vivons au dessus de nos moyens et que c’est à cause de ce mode de fonctionnement très malsain qu’il nous faut dorénavant nous serrer la ceinture pour rembourser ce que nous devons : c’est à dire rembourser nos dettes… Je ne sais pas si c’est votre cas, mais personnellement je n’ai vraiment pas l’impression de vivre au dessus de mes moyen et je ne suis pas particulièrement endetté.

Alors qu’en est-il réellement ? D’où vient cette dette dont on nous parle ? Qui est concerné ?

Voici ce que publie EUROSTAT (site de référence des statistiques européennes) concernant la France :

EvolutionDesDettes
Ce graphique montre la structure de la dette globale de la France et contrairement aux messages propagés par les médias et leurs économistes attitrés, ce n’est pas la dette publique qui est la plus importante et ce n’est pas non plus celle qui a le plus augmenté ces dernières années. En fait la dette publique a progressé un peu en France il est vrai à partir de 2007-2008 mais beaucoup moins que celle des entreprises non financières ou les entreprises financières (les banques). Ces dernières ont vu leur dette exploser.
Alors pourquoi nous dit-on que nous (les citoyens) vivons au dessus de nos moyens alors que nous sommes ceux qui sommes les plus « raisonnables »? En effet ce sont les ménages qui ont le moins de dettes et dont l’évolution est la plus contrôlée (le graphique montre une évolution très faible sur la période 1995-2011).

Gaël Giraud dans son livre « illusion financière » nous indique qu’il y a encore plus criant en Espagne (plus de 220% du PIB de dettes privées). Les finances publiques ibériques étaient exemplaires en 2007: la dette publique de Madrid n’excédait pas 40% du PIB. En quatre ans elle a été presque été multipliée par deux !!! Serait-ce parce que le gouvernement espagnol s’est mis à recruter des milliers de fonctionnaires payés à ne rien faire ? Certes, certains fonds structurels européens ont sans doute été mal investis au cours de la décennie, en particulier ceux qui ont permis de financer des infrastructures. Mais, pour l’essentiel, cette explosion de la dette publique est due à la faillite de son secteur bancaire. Contrainte de recapitaliser ses cajas (caisses d’épargne) les unes après les autres, la péninsule, d’exemplaire qu’elle était, connaît à son tour un niveau d’endettement analogue(quoique inférieur) à celui de la France ou de l’Allemagne. En résumé, l’état espagnol a été contraint de s’endetter pour renflouer les entreprises financières (les banques) défaillantes.

Pourquoi cette information passe t elle si mal dans les médias de masse ? pourquoi veut-on à tout prix nous laisser penser que le problème vient du secteur public (« salauds de fonctionnaires » !) et de chacun d’entre nous puisqu’on nous rabâche que nous vivons au dessus de nos moyens ? Si on en crois les chiffres, ces affirmations sont même des mensonges !

En tout cas, ne culpabilisez pas trop, Les chiffres montent bien que nous autres citoyens n’avons rien à nous reprocher dans cette affaire mais c’est bien les système bancaire qui est défaillant.

En réalité, les banques et les grands de ce monde, via nos hommes politiques qui leurs sont soumis, ont décidé afin de maximiser leurs profits de mettre la main sur tous les biens publics et la crise est la bienvenue pour réaliser ce rapt en obligeant les états à se débarrasser de leurs biens. Vu sous cet angle, on comprends mieux le discours mensonger sur la dette.
Il est en effet plus facile de faire passer auprès des citoyens que c’est à cause de notre train de vie exagérément élevé que notre endettement est élevé et que nous devons faire des efforts (des sacrifices) pour rembourser nos dettes et si nous ne pouvons pas, nous devons vendre nos biens (publics) pour nous désendetter. Il n’y a pas d’autre solution et le TINA* raisonne encore une fois de plus dans notre tête… Pendant ce temps là les banques continuent leur « business as usual » et les plus riches s’enrichissent encore plus. Elle est pas belle la vie… des riches ?

Face à ce constat, comment régler le problème des banques avec lesquelles les gouvernements (donc nous) sont pieds et points liés et dont le système d’endettement s’apparente fort au système pyramidal de Ponzi (rembourser un emprunt en empruntant à nouveau) ?

Dans les années 30 un groupe d’experts économistes (université de Chicago) proposait que la création de monnaie redevienne un monopole public. Pour cela ils proposaient de séparer le métier de créateur de monnaie de celui de préteur. Les établissements financiers (banques privées) devraient posséder en réserve, dans leur compte courant auprès des banques centrales, 100% de l’argent qu’ils prêtent (contre 1% actuellement dans la zone euro)… Cette proposition soutenue par plusieurs prix Nobel d’économie et qui est examinée par les chercheurs du FMI a l’avantage considérable de faire disparaître le problème majeur d’illiquidité d’une banque et donc de l’obligation d’un gouvernement de la recapitaliser en cas de faillite annoncée.

Il n’y a plus qu’a espérer que ces travaux aboutissent et que le FMI s’en serve pour promouvoir une organisation financière plus respectueuse des peuples.

Si vous souhaitez approfondir ce sujet, je vous invite à vous procurer l’excellent livre « illusion financière » de Gaël Giraud publié aux éditions de l’atelier.

MP

*TINA : « There is no alternative » phrase popularisée par Miss Tacher et Ronald Reagan pour justifier leur politique d’austérité dans les années 80 et depuis repris à l’envi par les portes paroles de cette doctrine capitaliste.