Crise de la dette: réalité ou manipulation ?

Comment profiter de la crise de la dette pour accroître ses parts de marché ?

Partant du principe qu’aujourd’hui (et hier aussi vraisemblablement), la seule motivation pour une entreprise privée est accroître par tous les moyens légaux sa marge c’est-à-dire la différence entre le coût de revient et le prix de vente de ses produits ou services, je me suis attaché à essayer d’analyser les problèmes actuels liés à la « crise de la dette » en me posant systématiquement la question : « à qui profite la situation, la décision, l’action ? ».

Prenons l’exemple des fameux « plans de rigueur », nécessaires nous dit-on,  pour réduire notre dette et combler les déficits publics causés par notre obstination à vouloir vivre au dessus de nos moyens… Ben tiens, on se demande bien qui a pris la décision de contracter ces emprunts.

1 – Constat : La  dette de la France existe et est chiffrée à 1700 M€ (84% du PIB).  La France doit rembourser les emprunts. Ok, mais à quel taux ? C’est là qu’interviennent les agences de notation.

2 – Les agences de notation(sociétés privées) préviennent que nous n’aurons plus le « AAA ». Tiens donc et pourquoi ?

Question : A qui profite cette décision ? A « Standard & Poor’s » sûrement puisque ce sont eux qui font le boulot d’analyse et  publication. D’accord, mais alors qui paye cette analyse ? Probablement ceux qui ont des intérêts financiers à récupérer et utiliser cette information. Ce sont les banques puisque ce sont elles qui prêtent de l’argent à la France [depuis la loi de janvier 1973 de Pompidou (ex-banquier de Rothschild) et Giscard son ministre des finances]. 

3 – Donc les banques utilisent la note pour gagner de l’argent (ou en perdre le moins possible). Comme la note est directement liée au taux d’intérêt applicable pour le remboursement de la dette, on voit que plus la note est dégradée plus la banque va gagner de l’argent. Cet argent supplémentaire (intérêt plus élevé) est demandé au pays.

4 – Le pays doit faire face à des dépenses supplémentaires(taux d’intérêts beaucoup plus élevés, voir l’exemple de la Grèce). Que peut-il faire ? Où/Comment trouver cet argent ? L’état est confronté au même dilemme que toute société commerciale, il a d’un coté des dépenses, et de l’autre des recettes.

(–) Les dépenses(D) sont liées aux frais de fonctionnement du pays et maintien du « bien-être » social (et maintenant une dette de plus en plus importante).

(++) Les recettes(R) sont liées aux impôts/taxes et bénéfices effectuées par les sociétés publiques productrices de biens ou services.

L’argent dont disposera la France pour rembourser la dette sera donc la marge(M) ou [M = R – D].

Pour augmenter la marge, plusieurs possibilités , soit : Diminuer D  sans toucher à R, soit : Diminuer D et augmenter R, soit : Augmenter R sans toucher à D, soit : Augmenter R tout en augmenter D(mais dans une moindre mesure).

Comment se fait-il que les agences de notation relayées par les instances Européennes n’envisagent qu’une seule solution : « plan de rigueur », réduire les dépenses !

Question : A qui profite cette injonction ? Aux citoyens dans leur ensemble? Sûrement pas, car d’une part leur bien-être va diminuer, d’autre part les services publics vont être dégradés. Aux gouvernants ? Peut-être est-ce porteur électoralement parlant, j’en doute et cela me parait risqué. Aux entreprise privées ? Certainement quelques une pourront en profiter pour récupérer des parts de marché (privatisations des moyens de transport, de communication, de soin, d’enseignement, etc…).

5 – Si la France ne fait pas suffisamment d’efforts dans le sens imposé par les agences de notation et l’Europe, un nouveau tour de vis sera donné et à chaque « effort », les sociétés privés (les grands cartels en majorité)récupèrent des parts de marché. Pas mal comme combine ! Mais pourquoi le gouvernement est-il complice et acteur appliqué ? Quel est son intérêt ? J’en vois au moins un : fournir du travail aux grosses sociétés (les mêmes cartels ou « copains ») qui en retour financeront les prochaines campagnes électorales. Tout est question de sous ne l’oublions pas !

La boucle est bouclée (retour à l’étape 1) le marché est en pleine action et la « crise » est un excellent moyen de se partager le monde et d’enrichir les oligarques.

Si ce constat est réel et je ne demande qu’à être contredit, que peut-on faire pour contrer cette mécanique qui va à l’encontre de l’intérêt des citoyens (et nous mène tout droit vers une nouvelle forme d’esclavage)?

Rester dans la boucle(dans le piège). Mais alors comment préserver l’intérêt des citoyens ? Refuser le gonflements des taux d’intérêts ?

Sortir de la boucle. Mais alors comment financer les travaux ? Se contenter de l’argent de la « caisse » pour effectuer des travaux ? Trouver d’autres moyens de financement en négociant directement les taux avec les pays prêteurs ou avec la BCE ? Réduire nos ambitions en terme de dépenses d’investissements en appliquant l’adage appliqué à  l’énergie, « la moins chère c’est celle que l’on ne consomme pas » ?

On peut voir en tout cas que rien n’est perdu et que des solutions peuvent exister en dehors des dictats des agences de notation et institutions  supra nationales.  La matière grise doit être sollicitée pour trouver les meilleures solutions qui iront dans l’intérêt des citoyens.

Ne nous laissons pas manipuler, rien n’est perdu, vive l’avenir !

MarcelloTraino

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